Selon un article paru dans Nature début janvier 2023, la part des travaux “disruptifs” diminue dans la recherche scientifique. Un postulat contesté, qui peut éclairer sur les nouvelles organisations de la recherche mais ne dit rien de la vitesse des progrès de la connaissance et de l’innovation.
Alors que l’actualité bruisse des exploits de ChatGPT, des progrès du quantique et de la fusion nucléaire, c’est une conclusion qui peut paraître surprenante. Selon un article publié en Une de la prestigieuse revue Nature début janvier 2023, la part des publications scientifiques et brevets «disruptifs» diminue au cours du temps. Autrement dit, malgré la passion contemporaine pour l’innovation de rupture – celle qui transforme les connaissances d’un champ scientifique et ouvre de nouvelles opportunités économiques, celle-ci serait bien éloignée de la pratique quotidienne de la recherche scientifique.
Analyse bibliométrique
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Nathan Mann
